La période "estivale" est propice à la fréquentation des salles obscures, même si d'habitude on y va plus pour profiter de la fraîcheur de la clim ...

Alors cette été y avait d'la bonne grosse daubasse. Mais j'aime bien, moi, aller voir les daubasses !

La palme revient aux 4 Fantastiques et le Surfer d'Argent, le beaux effets spéciaux de la bande sont les seuls "léchés" du film, qui n'a de fantastique que son gouffre scénaristique.
Pas loin derrière se profilent Michael Bay et ses Transformers. Sur le papier, ce pur produit commercial avait ceci d'excitant qu'il réveillait une certaine nostalgie chez les trentenaires élevés à Récré A2 et autre Club Do. Mais c'était compter sans la caméra hyperactive de Michael Bay qui rend les scènes d'action, seul intérêt du film, complètement illisibles.
Au rayon nanard américain, Evan tout puissant, sans surprise, qui a au moins le mérite de s'ouvrir sur "Have you ever seen the rain" interprété par Creedence Clearwater Revival. Mais c'est tout.

Ensuite, euh .. Harry Potter et l'Ordre du Phenix, qui poursuit dans la veine noire des albums, sans pour autant relever le niveau ...

Enfin, parmi les événement attendus et au rendez-vous : Les Simpsons, le Film ! C'est comme un épisode, mais en mieux, parce que plus long. Bétise sans limite, gags à profusion, parodies pinçantes. Tous les ingrédients sont là, à Springfield, capitale du monde de gens aux yeux globuleux.

Enfin, last but not least : le dyptique Grindhouse, Deathproof et Planet Terror, du couple prolixe Tarantino-Rodriguez.

Deathproof n'est pas le meilleur Tarantino qui soit, mais on y retrouve tous les éléments qui font le cinéma de Monsieur Pulp Fiction : bande originale de derrière les fagots, dialogues, références aux films de genre, avec un Kurt Russell tout à fait délicieux.

En revanche Planet Terror doit être le meilleur Rodriguez. C'est cradingue, c'est gore, c'est moche, c'est drôle. Un pur plaisir de sale gosse. Yummy.

Côté France, le petit bijou, c'est Persepolis de Marjane Satrapi, qui nous conte avec beaucoup d'humour de sensibilité son histoire, entre révolution iranienne et exil. Un des meilleurs films de l'année.